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Retour en Péninsule Ibérique

23 octobre 2026 par
Séphora PInabel

Me voici de nouveau sur les routes pour plusieurs mois. Le véhicule affiche 136.521 km au compteur. Pas de surprise pour la route, je passe par le Cantal, mais j'évite Le Lioran pour passer au sud du Plomb du Cantal, un secteur où je ne suis jamais allée. Je me refais une belle mise en jambe avec une randonnée de 27 km. Je suis à près de 1.200 m d'altitude, il y a bien longtemps que je ne suis montée aussi haut. Un  passage à Bergerac pour voir Francis dans sa maison style atypique et un karaoké pour couronner le début de ce nouveau périple. J'avais un besoin fou de me laisser aller, je n'ai pas lésiné en faisant un simulacre de danse sur chaise. L'ambiance était au rendez-vous, la soirée fabuleuse. Je prends tranquillement la route de Bordeaux, passant une première nuit au bord d'un étang bien tranquille. Puis la seconde, je suis au pays du Saint Emilion, pour moi c'est le pays du chevreuil, j'en vois surgir de partout Ils sont mieux près de moi, une battue à lieu non loin.. Pour la première fois, je surprend un chevreuil couché entre deux lignes de vignes. Il n'est pas apeuré du tout. 


Je me gare dans la banlieue bordelaise pour être sur de passer une nuit avec le bruit du silence. Ce soir, je fais une pratique de Tango Argentin. L’idée de cette pratique est en tout premier lieu de mettre à disposition des danseurs une salle où ils peuvent travailler, seul, à deux ou en groupe ; mais aussi pour ceux que cela intéresse, de travailler en mode transversal : c’est-à-dire explorer ensemble les techniques apprises dans les différents cours et stages. Les participants ont ainsi la possibilité de profiter des expériences et niveau de compréhension des autres danseurs et aussi d’apprendre des incompréhensions et des erreurs que chacun rencontre dans sa danse. La plus part du temps un ou des facilitateurs seront présents et pourront être sollicités si les participants en éprouvent le besoin. Plusieurs facilitateurs me refont voir les base de la danse, puis place à une évolution toute en délicatesse aux bras de plusieurs tangueros. Je passe une merveilleuse soirée à leur côtés. Le lendemain, je profite de deux rendez-vous pour visiter la cité. Depuis hier je suis en vélo, la ville est pourvue de nombreuses pistes cyclables, c'est très agréable et sécurisant. L'architecture est belle, je ne dirai pas le contraire, mais la ville pue l'argent et l'aspect sécuritaire ne me donne pas envie d'en découvrir plus. J'apprécie de plus en plus ma bicyclette hollandaise, hier j'ai roulé 24 km et aujourd'hui 48 km.

Je prends la route de Bayonne et trouve un parking bien agréable au village de Belhade.  Je prends de belles averses orageuses pendant ma balade matinale. Je passe devant la fontaine Sainte Anne, lieu typique pour son pouvoir curatif sur les seins, les femmes venaient y baigner leurs mamelons. Les miens vont bien, je n'ai pas tenté l'expérience. Un faisan m'ouvre la route et me voilà face à une belle chevrette effarouché", un bond et elle à  disparu.


A Bayonne, je pratique de nouveau le tango. Je reçois un accueil des plus agréable, les tangueros connaissent le vrai abrazo, l'étreinte en tant que telle. Je ne fais que deux petites pauses en 3 h de danse. Je profite à fond, je me sens bien.

Après une petite nuit dans les bois, me voilà en route pour l'Espagne ; je commence tout juste à grimper les Pyrénées et me voilà au milieu des chevaux, vaches et moutons semi sauvages en passant par la commune d'Espelette et oui ma vie a du piquant. En arrivant à la frontière, j'ai les larmes aux yeux, j'aime tellement ce pays. La bonne surprise, le poste de douane inexistant à peine passée, le carburant est à 1,91€, mais je peux faire encore 300 km avant de faire mon premier plein espagnol. Mes pieds me démangent de pouvoir arpenter mon premier sommet pyrénéen, je suis dans la province de Navarre que je connais déjà, mais pas ce secteur. J'en aurais passé des postes frontaliers pour rejoindre ce pays. Je les ai pas encore tous essayé, ça viendra sûrement. Promenade mémorable vers Aritzakun, avec une vingtaine de vautours qui sont venus me saluer pendant un bon moment. Les larmes de joie coulaient sur mes joues, ce bonheur indéniable de revoir ces oiseaux tous les ans, ils sont tellement fascinants.


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Séphora PInabel 23 octobre 2026
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Une belle dose de résilience