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Retour en Espagne

2 octobre 2025 par
Séphora PInabel

Depuis maintenant un mois, j'ai commencé l'apprentissage de la langue espagnole. Je vais m'immerger environ jusqu'en décembre dans ce pays. J'espère bien pouvoir me débrouiller un minimum avant la fin du parcours.

Notre séparation avec Stéphane s'est faite sous une pluie battante, des orages et de la grêle. J'avoue avoir de l'eau dans les yeux également. Je suis à la fois heureuse de partir seule, d'être libre, de faire mes propres découvertes. Mais également triste de ne pas les partager. 

Direction le Congost de Mont Rebei que nous avions fait en hiver et dans le brouillard. J'en profite pour terminer la découverte des villages abandonnés du secteur. Deux renards font la police sur la route près d'Estall. Ils sont craquants.



Aquarales, l'érosion a creusé la roche. Le site se parcourt en moins de 30 minutes. Les découvertes sont pourtant nombreuses. Gare où l'on pose les pieds. La chute peut être fatale. Pour moi ces lieux sont magiques. Ils donnent une âme à la roche. Des images qui me transportent tant la grâce qu'elles diffusent se fait palpable.


Le désert des Bardenas, je voulais le faire depuis 2 ans. Je ne dirai pas que je suis déçue loin de là. Je savais ne pas être faite pour ces zones désertiques. Les dernières 48 heures me l'ont confirmé. D'abord le sable me dérange. De la poussière pour le véhicule et l'inconfort est affreux à pied ou à vélo. Chacun ses plaisirs. Avec Tiago nous avons arpenté deux fois 35 km en deux jours sur les pistes des Bardenas. Certains passages sont lunaires, l'érosion de la roche forme des dessins fantasmagoriques sur d'autres. Je connais d'autres lieux d'Espagne qui pour moi sont beaucoup plus grandioses. Ce qui fait la particularité de ce désert, c'est qu'il est le seul d'Europe et sa superficie n'a pas d'égale. Je vous laisse juger.


Je suis passée près de champs de tomates dont la récolte était terminée. J'ai vu aussi des poivrons en plein murissement. On m'a soutenu à la maison du Parc que les pesticides n'avaient pas leur place ici. Que la Navarre se dispensait de label pour présenter des produits naturels. Je reste dubitative. L'irrigation est omniprésente. Les élevages intensifs se succèdent dans une puanteur infame. Je n'ai pourtant pas le nez sensible.

Tiago s'était abimé les coussinets lors d'un trajet à vélo. Pa d'autre moyen que de lui acheter des chaussures pour qu'il continue les vadrouilles à mes côtes. Il a dorénavant des semelles Vibram, tout comme moi. Elles ont déjà fait 100 km et ne présentent aucune trace d'usure. Ci-dessous le lien du modèle si vous avez besoin un jour pour votre toutou.

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Arnedillo, un autre lieu que j'ai découvert avec Stéphane quand nous sommes partis pour Madrid. Trois bassins de sources d'eau chaude gratuits pour notre plus grand bonheur. C'est sur ma route, je n'allais pas m'en priver. L'eau est tellement chaude que je me baigne dans le torrent par deux fois pour faire descendre la température. Raffermissement de la peau immédiat.

https://fr.actualidadviajes.com/les-sources-chaudes-naturelles-d%27Arnedillo-%C3%A0-la-Rioja/

Sierra de Codez. Je trouve un parking près d'un monastère qui me permet de faire un tour sur les crêtes. 740 m de dénivelé en 2,3 km, le démarrage matinal est rude. Le paysage se mérite.

Je passe par Vitoria Gasteiz pour faire le plein. Le véhicule tourne du tonnerre. A peine 8 l/100 de consommation. En Slovénie, il était descendu à 7.8 l. Je vais essayer de faire encore mieux. Je me gare à côté de la station service pour travailler. Le réseau est excellent. La Police municipale vient me rendre visite. On se comprend difficilement. Apparemment je suis garée sur un haut lieu de criminalité. Ils m'obligent à bouger même en pleine journée. Je me suis toujours sentie en sécurité en Espagne. Il ne faut pas tenter le diable.

Parc de Gobeia. Dans ce lieu se tient un tirage au sort tous les ans. Quatre groupes de 15 personnes peuvent gagner une visite guidée pour aller écouter le brame du cerf. J'ai dû tirer le gros lot. Les cerfs m'empêchent de dormir une partie de la nuit. Je suis bien au chaud dans mon véhicule. Leur rut est tout de même impressionnant. En cours de chemin nous goutons une eau ferrugineuse à souhait. Bienvenue aux adeptes de teintures naturelles. Je suis maquillée sans le vouloir. Aujourd'hui je ne verrai que des animaux domestiques : vaches, chevaux et moutons. D'ailleurs on se tenait assez loin du troupeau. Les patous sont tout de même venus attaquer Tigo. Décidément il y a déjà eu droit dans les Pyrénées françaises. Ils font leur travail. J'approuve cette gestion des élevages. Je m'éloignerai encore plus la prochaine fois. Il y a eu plus de peur que de mal heureusement.

Le Parc de Valderejo s'ouvre à nous. Un village au bout du bout, avec plusieurs sentiers. Dont le défilé de la rivière Puron. Un petit joyau de Canyon. Des sites comme je les aime, très peu aménagé. Il reste à l'état sauvage. J'arrive à photographier fugitivement un couple de vautours. A l'entrée nous découvrons encore un village abandonné, Ribero. Il reste de magnifiques peintures dans l'église. Puis nous enchainerons avec l'ermitage San Lorenzo. Tiago vit de nouvelles expériences. Il passe plusieurs tourniquets. Pas vraiment à son aise le pauvre.


Bilbao commence par un karaoké avec une ambiance encore mémorable. J'ai sauté frénétiquement sur la scène. Mes chaussures de ville ont rendu l'âme. Dommage les photos et vidéos sont floues. J'ai tout de même une preuve. Le lendemain Tiago se régale de son premier bain de mer. L'Atlantique pour lui tout seul en bas de falaises. Seul au monde. Il y a mis toute son énergie.

Nous arrivons dans la Sierra de Hijar presque à la nuit tombée. Nous sommes au creux d'un cirque. Un joli sommet nous attend demain matin. Le vent souffle fort à presque 2.000 m d'altitude. Le froid s'abat, au matin il gèle. Je me suis emmitouflée sous couette, polaire et autre pour dormir au chaud. Quel bonheur au matin de découvrir le paysage. En peu de temps je me retrouve en short et tee shirt. L'écart thermique dépasse les 20 degrés en milieu de matinée.

Je déniche un magasin de produits locaux à des prix défiants toute concurrence. Chose rare je repars avec de la viande de vache. Celles que je croise sur les routes et lors des randonnées. Pas besoin de label. Je vois très bien comment elles vivent et ce qu'elles mangent. Je suis au cœur du Parc de la Montana Palentina à San Salvador de Cantamuda. Je cumule deux missions en télétravail. Le spot idéal avec un beau panorama, des nuits tranquilles et un super réseau s'impose. L' Espagne m'a toujours accueillie avec mon camping car. Ici j'ai choisi un spot village avec tous les services dont j'ai besoin. C'est très rare que j'ai besoin de débourser un centime pour les parkings. Alors je fais vivre les locaux et c'est un juste retour. Je m'approche petit à petit du territoire de l'ours.

Je souhaitais repasser par Posada de Valdeon. Avec Stéphane nous avions fait la randonnée des sentiers creusées dans la roche. Je savais que de beaux sommets me tendaient les bras. Malheureusement la sortie du Parc de la Montana Palentina et l'entrée dans le Parc Picos de Europa me laissent un gout amer. Des dizaines de milliers d'hectares sont partis en fumée. Des zones entières de territoire, pour les animaux, disparues pour de nombreuses années. Une biosphère détruite à tout jamais. J'ai mal au cœur devant cette désolation. J'ai roulé 40 minutes dans cette magnifique vallée, maintenant brulée, anéantie. Des pompiers en ont perdu la vie en tentant d'en sauver le maximum. Des villages ont été évacués. J'ai vu le feu arrêté juste au pied des différents habitats.


Pas de chance, Tiago a encore subit l'attaque de Patous. 5 chiens dans le champ, 3 qui nous ont coursé et 1 qui a mordu. Décidément Tiago doit diffuser de mauvaises ondes. Heureusement ,une voiture et une moto sont passés. Les conducteurs ont chassé les chiens. Tiago a boité pendant 12 heures. C'est un costaud. Nous sommes de fait restés 48 h sur place. Je voulais que Tiago m'accompagne sur la belle randonnée vers le sommet. Nous avons rencontré une biche avec son faon, plusieurs fois des chamois et de nouveau une biche. Ses rencontres me remplissent d'émois. Je n'ai plus assez de superlatifs pour décrire les paysages espagnols. Ils sont tous plus beaux les uns que les autres. Je fais également le plein de noix et poires. L'automne est la belle saison pour faire des récoltes de produits frais, gorgés de vitamines et de minéraux.


J'arrive aux Bedules de nuit et dans le brouillard. Après avoir grimpé, heureusement pendant seulement 1.2 km une route striée bétonnée. Autant vous dire qu'il y a de quoi déboulonner l'intégralité du véhicule. Ou bien perdre son dentier au choix. Quelle surprise au réveil. Un paysage fantastique m'attend. C'est parti pour quelques heures de grimpette. Bien souvent dans les épineux. Question d'habitude en Espagne. Les randonnées sont souvent épineuses. Des paysages tels que celui-ci se méritent. Aujourd'hui nous rencontrons beaucoup de vaches et chevaux. 

A la question quelle est la race de ces chevaux, j'ai fais mes petites recherches. Comme en France, chaque province possède sa race de chevaux. Je me suis concentrée sur les provinces déjà traversées. J'ai donc rencontré le cheval de trait Catalan. On le reconnait à sa robe alezane et ses crins blancs. Certains pourraient lui trouver une petite ressemblance avec notre comtois. J'ai rencontré Jaca Navarra, le cheval Navarrais. C'est un grand poney de trait, de robe bai. Concernant la province de Castille-Leon, elle élève le cheval Hispano-Breton. Un beau cheval de trait alezan la plupart du temps. On le voit un peu partout en semi-liberté. Malheureusement pour sa viande. Enfin hier, je me suis retrouvée nez à nez sur la route avec le poney Asturçon. Il est de robe noire ou bai brune. 


Je reprends la route dans l'après-midi. Je me rapproche doucement de Leon. Je suis fatiguée. Bedules c'était charmant, sauf que j'ai très peu dormi. Plusieurs troupeaux de vaches paissaient tout proches. Chacune d'elle avec sa cloche. Autant de carillons qui sonnent à toute heure. Je n'ai pas fermé l'œil. Les pauvres doivent être sourdes depuis bien longtemps. Quand cessera cette maltraitance. Personne ne s'en offusque outre mesure. Vous vous voyez vous, avec une cloche autour du cou 24 heures sur 24. Pareil pour les chevaux, les moutons et les chèvres qui en sont pourvus.

Je suis à 62 km du prochain arrêt. Le GPS m'indique 1h45. Rien d'anormal je fais les routes méconnues. Parfois j'empreinte des pistes. Quelquefois j'ai eu des coups de chaud devant les difficultés. Pour cette fois, je suis sur une route goudronnée. La dite route goudronnée ne comporte plus de panneau "trous en formation". Les trous sont là et plutôt conséquent. Vous en prenez un à 40 km/h vous pouvez dire adieu à quelques pièces mécaniques. Donc la moyenne baisse drastiquement pour éviter le pire. Le soleil rasant et les virages en épingles à cheveux ne m'aident pas dans ma conduite. J'ai le temps d'admirer le paysage. Les couleurs d'automne pointent leur nez. Ce foisonnement de teintes m'enchante. J'aime toutes les saisons. Je profite de tous les instants. Les cahots laissent la place à une belle bande bitumeuse. J'en avais les oreilles bourdonnantes. Grosse déception en arrivant au spot. Le parking est plein. J'ai trop besoin d'une nuit de sommeil. Je repars. 

Direction Marana. Je ne suis pas déçue. Encore un paysage sublime. Je dors comme un bébé. Le lieu est d'une quiétude absolue. Pourtant nous sommes environ 20 camping car sur le parking. Pas de cloche tintinnabulante ici. A 20 h plus un bruit ne se fait entendre. Je me lève à 7h40 et j'ai peur de réveiller le voisinage. Quelle surprise aujourd'hui, nous faisons la randonnée des chamois.  Je passe 4 cols pour faire le tour du Massif. Ils sortent de partout. Du pur bonheur.


Un passage par Leon. C'est une ville avec un joli passé médiéval et d'autres constructions bigarrées. En ce de jour de fête nationale, les grandes voies piétonnières grouillent de flâneurs. Les parcs sont légions comme dans toutes les villes espagnoles où je suis passée. De vrais poumons nichés au cœur des cités. Je n'ai encore jamais connu d'embouteillage. Leur conduite est souple et respectueuse. Il faut dire que la police ou la gardia sont omniprésentes. La prévention n'est pas un vain mot dans ce pays. Tiago a réalisé son rêve. Il a piloté une voiture de courses.


Les jours passent à une vitesse fulgurante. C'est peu de le dire. Je suis maintenant pour plusieurs jours en plein territoire de l'ours. Je ne vais pas vous tenir en haleine. Je n'en ai point vue. 

Je passe par l'Embalse de Villameca. Encore un lieu qui fait pitié. La rivière derrière le barrage est à sec. Le niveau de l'eau a baissé d'au moins 30 mètres. C'est tellement sec que j'ai vu des cyclistes là où j'aurai dû nager. C'est un excellent spot pour travailler. La quiétude absolue pour mon télétravail qui me fait passer des heures derrière mon PC.

Je continue par La Pruida pour faire une partie du GR 203. C'est ici que logiquement on croise sinon l'ours du moins ses empreintes. Au milieu de tous ces troupeaux de vaches, j'ai bien du mal à me faire à l'idée que l'ours se terre ici. On aura vu un magnifique brocard. Le pauvre avait le soleil de face. Il nous voyait à peine. Tiago l'a bien vu lui. Trop stupéfait pour bouger je pense, il était bien assis à mes côtés pendant les prises de vues. J'ai eu le temps de le mitrailler mais il faut zoomer fort sur les photos. Il est temps que je passe à un appareil photo plus performant. Je vais lancer une cagnotte.

Laguna de Villablino, une magnifique randonnée sur les crêtes s'ouvre devant nous. Nous suivons des sentes et quelques cairns parsemés au milieu d'une végétation coupante et piquante. L'Espagne laisse des traces. Aucun animal sauvage ici, aucune crotte. Des vaches et des chevaux paissent en semi-liberté. Que ferait un ours ici. Il n'y a aucun garde manger pour lui. Il fait très chaud. Les splendeurs qui m'entourent valent bien un peu de sueur. Voilà ma liberté. Me retrouver face à ce paysage. Une sérénité parfaite à chaque pas parcouru. Chacun pose ses propres limites. J'ai décidé que je n'en aurai plus. Ma vie peut se finir prochainement ou pas. Je veux enfin la vivre suivant mes aspirations. Stéphane, mon compagnon m'a donné les compétences nécessaires pour partir seule à l'aventure. Sophie Marguin m'a accompagné comme coach de vie pour enfin "Oser" aller de l'avant. Ce n'est pas un vain mot et l'étape est longue et difficile. Mais le chemin parcouru est d'une valeur inestimable. Mes enfants me portent par leur amour, leurs aspirations, leur dynamisme, leur foi en la vie. Quelques amis sincères et une de mes sœurs sont à mes côtés. Merci à vous, j'avance grâce à votre énergie qui m'accompagne. Ce n'est pas rien de partir de cette façon. C'est comme cela que je suis épanouie. 


Le Parc de Muniellos, je suis garée juste en face. Il a la particularité de n'accepter que 20 randonneurs par jour. Il faut prendre un permis gratuit en ligne très longtemps à l'avance. Les chiens ne sont pas acceptés. J'ai de nouveau un beau chemin de crête devant moi. Tout commence bien, je chemine le long de la montagne et en grimpant je découvre à la suite 3 crottes d'ours. Certes elles sont anciennes mais elles prouvent la présence de l'ursidé dans les parages. Il faut dire qu'ici il peut se gaver entre pommes, poires, glandes, faines et châtaignes. C'est la période idéale. Le chemin devient sente. Je marche dans des éboulis rocheux à l'ombre des arbres. J'ai mis le short, j'ai eu trop chaud hier. Je monte rapidement au sommet. J'ai un besoin impérieux de réseau pour un coup de fil important. J'ai beau être en voyage la vie continue. Je regrette amèrement d'avoir les jambes à l'air. J'ai les mollets en sang avant d'arriver. Mon tee shirt est à tordre. Je dois enjamber des genêts au milieu de ronces et d'épineux pour me frayer un chemin. Pourtant du véhicule je le voyais bien ce chemin. Une fois dessus c'est une autre histoire pour le trouver, rester dessus et se dépêtrer de ce qui m'entoure. Comme je l'ai déjà dit plus haut, cela se mérite de voir des endroits pareils. Les animaux sont partis en vadrouille ailleurs, je n'en verrai pas un aujourd'hui. En 3 jours de randonnée on a marché plus de 50 km dans des conditions très difficiles. Tiago est crevé. A peine arrivé au véhicule, il se coule dessous. Rien ne le fera sortir. Je lui servirai ses croquettes entre les pattes.

Je profite de l'ouverture du centre d'interprétation pour en apprendre plus. Le parc est situé sur la cordillère cantabrique. Seulement deux ourses se reproduisent ici chaque année. Un nombre inconnu de spécimens traverse le territoire à la recherche de nourriture, préparant leurs tanières ou essayant de s'accoupler. J'ai déjà de la chance d'avoir trouvé ses excréments. L'ours subsiste ici grâce aux zones escarpées et rocheuses sans activité humaine. Le sud-ouest des Asturies est une région avec peu de voies de communication. Les modes de vies ancestraux ont été maintenus pour certains jusqu'en 1960. La maison s'appelle Palloza, de construction circulaire avec des murs en ardoise et un toit de chaume. Ce bâtiment faisait 4 étages. Le Cortin est un bâtiment circulaire avec des murs de 2 m de haut et sans toit, conçu pour protéger les ruches placées à l'intérieur de la prédation des ours. On y accédait par une échelle. Les ruches sont en écorce de châtaignier ou de liège depuis l'Antiquité.

Je converse avec la guide du centre. Le vocabulaire commence à rentrer. J'arrive à aligner quelques phrases. Je lui inspire tellement confiance qu'elle me laisse les clés du lieu le temps de faire découvrir le mirador à des touristes.


Lac de Seira. Un peu de repos aujourd'hui. Il pleut. Une jolie vue, des barbecues et des châtaignes quelques kilomètres plus haut. Un village est perché à ras du niveau du barrage. La berge est pourtant plus qu'instable. La pluie ne s'arrête pas. Nous sommes privés de castagnade. Ce n'est pas un mal, nous méritons ce repos. Mes missions professionnelles sont en pause pour la semaine qui arrive. Nous allons crapahuter encore et encore. J'ai de nouveau une sacrée baisse de forme. Parfois il faut changer le rythme pour mieux repartir.


Un arrêt à Lugo pour faire quelques courses. Cette ville est ceinturée d'une belle muraille en parfait état et de magnifiques monuments. La grisaille ne m'incite pas à arpenter les ruelles plus que ça. Quitte à être sous l'eau je décide de m'évader un peu en bord de mer.


Une petite étape au monastère de Monfero. Construit en 1134, il est malheureusement à l'abandon. Je respire les essences de cette forêt d'eucalyptus. Ils sont légions en Galice. Les Orreo font leur apparitions. On pourrait croire que ce sont de beaux sarcophages avec les croix en faitage. Pourtant ces belles constructions ne sont rien d'autres que des séchoirs à maïs.


En bord de mer, il n'y en a que pour Tiago. Il s'éclate avec les vagues. Il dédaigne les oiseaux et c'est très bien ainsi. Je n'aime pas le vent. Quelques heures passées ici et déjà la forêt et les montagnes me manquent. 


Une nuit dans les bois à Xalo. Je retrouve ces pierres magiques qui m'insufflent leur énergie.

Saint Jacques de Compostelle, ce n'était pas un pèlerinage en ce qui me concerne. Il me tenait pourtant à cœur de visiter cette cité et de m'en imprégner. Je ne suis vraiment pas déçue. Il persiste un air médiéval. Les pèlerins sont nombreux. 1.978 inscrits pour cette seule journée. Déambuler dans cette ville est un vrai plaisir. Certes les échoppes à touristes sont nombreuses. Néanmoins elles n'occultent pas la beauté des lieux.


Le Monastère d'Oseira m'accueille par une journée lumineuse. Le soleil commençait à me manquer. On prend vite l'habitude. Ce petit bijou d'architecture a su garder sa place. je me contenterai de l'extérieur. L'intérieur regorge de trésors divers et variés.

Monastère d'Oseira | Mundiplus


Pour finir en beauté cette traversée de l'Espagne, je m'offre pas moins que des bains chauds dans un site gallo romain Caldas Romanas de Bande. Un camp de centurion en bord de lac. Une balade à l'aube par 4 degrés avant de plonger dans une eau à 40, en alternant avec l'eau vivifiante du lac bien sur. Le premier chaud froid m'a laissé un peu tremblante et flageolante. J'ai bien cru que j'allais faire un malaise. Personne n'a rien vu. L'honneur est sauf.

La gardia veille. Ils se rincent l'œil à défaut du reste. Plusieurs "top modèle" font tout pour être vue. Pour le deuxième bain, je fais une glissade digne de vidéo gag mais qui me laisse fourbue. Je suis quelque peu boiteuse.







Séphora PInabel 2 octobre 2025
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Cure thermale dans les Pyrénées