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Petite biographie

6 mai 2026 par
Séphora PInabel

Petite fille de la campagne, très tôt j'ai su que je voulais être cavalière.

Dès l'âge de 4 ans je faisais d’un caillou dans le jardin une étrange monture. Je commençais par monter des poneys chez un voisin agriculteur, je m'essayais au dressage, à l'obstacle ou à l'attelage.

Un de mes beaux-frères m'avait donné les livres de l'écuyer, La Guérinière ; j'appliquais la théorie sans maître.

Très vite mes parents m'inscrivirent au centre équestre. Quand j’eus 15 ans, mon grand-père maternel, turfiste de son état, m'offrit mon cheval sans que j’en sache rien, je n'ai donc jamais pu le remercier.

Je fis ainsi une belle carrière en concours d'obstacles et concours complet, j'allais jusqu'au championnat de France.


Mes études m’amenèrent au bac, dans un lycée agricole, je le ratais d'un point mais j'avais l'âge pour faire mes 2 ans de formation au brevet d'état d'équitation pour, je l’espérais, me mettre à mon compte plus tard ; je ne décrochais pas ce diplôme pour avoir, entre-autres, refusé le droit de cuissage de mon patron.

Une hernie discale aux cervicales se déclarait peu de temps après, mettant fin à ma passion des chevaux.


À l'époque, je vivais une idylle passionnée avec Stéphane, un jeune homme rencontré au lycée. Cette relation durera près de 9 ans, il restera le plus grand amour de ma vie.

Pendant ce temps il me fallait bien travailler : je commençais comme serveuse dans un golf, près de Deauville, puis dans une crêperie à Lisieux.

Deux professeurs, rencontrés au golf, me firent réviser le français et les mathématiques pour que je puisse passer des concours.

Je démissionnais de la crêperie, après avoir planté un couteau dans le dos de la main du patron (qui essayait de me la passer dans la culotte), pour suivre Stéphane à Reims où il avait trouvé du travail.


Entre-temps, j'avais réussi le concours de surveillant de prisons et je débutais cette profession à la prison de Dijon (qui venait de brûler, sauf le quartier des femmes), pour continuer à l'école de Fleury-Mérogis et me retrouver deuxième de la promotion, ce qui me permit d'être mutée à la prison Perrache de Lyon.

J'ai énormément appris de ces 7 années, des années formatrices et libératrices. Je continuais à passer les concours et me retrouvais agent des impôts ; j'y fis une belle carrière en montant les échelons grâce aux concours internes.

A cette époque, je quittais Stéphane ; nos chemins se séparaient, conséquence d'une évolution différente. Il restera le grand amour de ma vie.

Me voilà mariée, à défaut d'un être aimant, respectueux et fidèle, j'avais trouvé un simple géniteur. Une erreur qui dura 17 ans mais qui m'a permis d’accéder au statut de mère. J'ai la joie d'avoir engendré une fille et un garçon dont je suis on ne peut plus fière.

Je suis ébahie du chemin qu'ils ont parcouru tous les deux. Ils sont ma plus belle réussite à ce jour.


Je vécus, ainsi, des années enrichissantes et bien remplies avec un travail à plein temps que je complétais de responsabilités syndicales. J'étais bénévole de bibliothèque, puis présidente de l'association de yoga. Je faisais un maximum d'heures pour récupérer des journées. J'adorais emmener ma fille, ou mon fils, en week-end une ou deux fois par an. Des journées à deux pour démultiplier nos liens, notre complicité. J'organisais nos vacances pour leur faire découvrir de multiples lieux, participer à des moments culturels ou patrimoniaux. Que de belles années !


Le divorce a bousculé beaucoup de choses, évidemment ; il m'a permis de revoir ma façon de vivre.

J'ai rencontré un autre Stéphane qui m'a épaulée durant 7 ans.

Si je suis à temps complet sur la route, c'est un peu grâce à lui.

J'ai acquis des compétences en bricolage et mécanique dont j'ai besoin sur la route.

Il m'a quittée récemment , tant pis pour lui. Que dire... Je suis réellement libre.

Séphora PInabel 6 mai 2026
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